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EGLISE CATHOLIQUE LIBERALE


Province de France, de Suisse Romande


et d'Afrique Francophone

(1) Le Dr Annie Besant, célèbre oratrice et femme de lettres Présidente de la Société Théosophique Mondiale. (N.D.T.)

Monseigneur Leadbeater voyait le travail intérieur qui se produisait au cours des services prendre une forme intensément pleine de vie ; et sa vision à ce sujet a été incorporée dans un livre qu'il écrivit plus tard : "La Science des Sacrements"

L'Église a maintenant 17 Provinces Ecclésiastiques dans le monde entier, avec plus de trente Évêques.


 LES BUTS DE L'Église


"L'Église Catholique Libérale existe pour promouvoir dans le monde l’oeuvre de son Maître le Christ et de nourrir Son troupeau". Ce sont les premiers mots de notre Déclaration de Principes, un document officiel de l'Église Catholique Libérale, et les buts de l'Église Chrétienne dans son ensemble ou de chacune de ses parties constituantes, qui ne pourraient être exprimés de façon plus concise. Toutefois, l'intention de ce document est de montrer quelle est la "raison d'être" de l'Église Catholique Libérale en tant qu'organisation distincte des autres corps constitués chrétiens. Ce qui a été dit plus haut pourrait être dit de toute partie de l'Église, catholique ou protestante. Il nous faut donner une réponse à la question "Pourquoi, alors qu'il y a tant d'Églises, une autre aurait-elle pris naissance à une époque aussi tardive ?"


 Ces dernières années, on a beaucoup dit et écrit sur le besoin d'une Unité Chrétienne ; des services ou des prières pour l'Unité ont été faits dans diverses dénominations. L'Église Catholique Libérale est tout à fait d'accord avec ses aspirations, mais pour elle, l'Unité tant attendue doit être une unité intérieure, une Unité d'esprit : cette Cité de Dieu que le divin Saint Jean a vue dans Sa Vision. Il ne s'ensuit pas qu'une unité extérieure d'organisation soit nécessaire ou même désirable, alors qu'il y a une telle diversité d'esprit et de pensée au sein de l'humanité. Ce qui est essentiel, c'est qu'il devrait y avoir un esprit de tolérance et de compréhension parmi les chrétiens, et qu'aucun corps constitué n'essaie d'être au dessus des autres ou d'annexer aucune des organisations existantes.


 Il ne s'ensuit donc pas que l'existence d'une seule structure ecclésiale Chrétienne dans le monde soit nécessairement un avantage pour la Foi. Les divers corps constitués de faible importance qui existent pour le moment, donnent au moins à leurs membres un sentiment d'appartenance, celui que leur travail est nécessaire, que leurs voix individuelles sont entendues. Il y a tant à dire pour rendre cela évident, qu'il n'est en aucune façon nécessaire d'avoir à s'excuser de l'existence de cette Église en tant qu'organisation séparée.


 Il reste cependant à expliquer en quoi nous considérons que l'Église Catholique Libérale a quelque chose à offrir, que nous pensons ne pas pouvoir être trouvé ailleurs, c'est à dire quelle est sa "raison d'être", sa propre justification.


 Tout d'abord, de nos jours, il y a des chercheurs de vérité qui ne sont pas convaincus que les Églises, toutes les Églises, soient nécessaires, mais qui sont cependant conscients d'un ordre spirituel et écoutent l'expression d'une opinion à ce propos. Pour exprimer cette question de la façon la plus objective, nous dirons qu'une organisation agissant comme un foyer de croyance et d'opinion en matière de spiritualité est nécessaire. Les Églises qui se considèrent comme "Catholiques", c'est à dire l'Église Romaine, la Communion Anglicane, et les diverses Églises orientales de l'Europe Orientale, croient que l'Église Chrétienne doit son existence au Christ Lui-Même, et qu'il a fondé l'Église, de laquelle toutes y compris l'Église Catholique Libérale, tirent leur existence, afin de faire parvenir à l'humanité Son Message et Ses Bénédictions, non seulement par la parole mais par le rite mystique, le "mystère" qu'est l'Eucharistie, et par les autres actes sacramentels de l'Église. Par-là, et au moyen des occasions de participer au culte et aux exercices de dévotion qui sont offerts dans ses services et ses bâtiments, l'Église croit que l'homme peut s'approcher plus près de ce qui est saint qu'il ne le peut par des procédés de dialectique.


 Ceci étant, sommes nous justifiés de maintenir un corps constitué distinct des autres Églises dans cette ligne de travail ?


 Nous considérons que non seulement nous sommes justifiés de le faire, mais que nous le devons.


 Les principes de l'Église Catholique, qui offrent à celui qui participe au culte les actes rituels traditionnels de la Chrétienté et administrent les sacrements de l'Eucharistie, du Baptême, de la Confirmation, de l'Absolution, du Mariage, de l'onction aux Malades et des Saints Ordres au moyen desquels elles font descendre jusqu'aux fidèles les grâces, imposent à leurs membres certaines obligations et leur demandent certaines affirmations catégoriques. Ces choses imposées et ces affirmations, beaucoup de ceux qui sont des participants au culte, sentent de nos jours qu'elles constituent un obstacle à la Vraie Foi et ont toujours constitué un obstacle pour tous ceux qui aimeraient décrire leurs opinions en matière de religion comme étant "libérales". L'Église Romaine, en particulier, exige qu'on admette tout un corps de doctrines détaillé et restrictif, et parfois qu'on demande l'assentiment à celui-ci avant d'administrer les sacrements. Ceci est vrai aussi pour la plus grande partie de l'Église Anglicane et des Églises qui lui sont associées, dont les prêtres, par exemple, doivent donner leur assentiment aux "Trente Neuf Articles" et dont les membres doivent jusqu'à un certain point, au moins, être d'accord avec les enseignements autorisés dans ces Articles. Dans le cas de l'Église Romaine, en dépit de l'usage moderne du langage vernaculaire, l'implication de beaucoup de choses qui sont dites au cours des services n'a pas été pleinement appréciée. Dans le passé, cela peut avoir été dû à l'usage du texte latin, ce qui, naturellement n'est pas le cas des Églises Anglicanes, dont beaucoup des membres ne toléreraient jamais les idées exprimées dans ses services, si ce n'était par la pure force de l'habitude et la grande beauté du langage dans lequel elles sont exprimées. Des passages des Litanies Anglicanes expriment une attitude envers Dieu et la Religion que la plupart des Catholiques Libéraux trouveraient bien peu appropriés, véritablement contraires à l'idée d'un Dieu Bon. Que peut bien avoir à faire, par exemple un homme d'Église libéral, humain et moderne avec ceci : "Épargnes-nous, Oh Bon Seigneur, épargne ton peuple que tu as racheté avec Ton précieux Sang, et ne te mets jamais en colère contre nous".


 Les innovations modernes dans l'Église Romaine comme dans l'Église Anglicane n'ont pas beaucoup amélioré la position en ce qui concerne la doctrine. Il y a moins d'hostilité ouverte à l'égard des autres Fois dans l'Église Romaine, et des dispositions plus charitables, ce qui certainement se recommande de soi-même. Mais en matière de doctrine et d'autorité, l'Église n'a pas changé du tout.


 Les nouvelles formes de la Messe sont traduites en un anglais banal et peu attirant (il en est de même des traductions françaises. N.D.T.), et il y a eu une grande perte de beauté et de mystère dans ces formes de la Messe. Ceci est également vrai jusqu'à un certain point des nouvelles formes Anglicanes de la Messe.


 Ceux d'entre nous qui sont Catholiques Libéraux, croient par contre qu'il est possible de prendre part aux sacrements de l'Église et de s'approcher du Seigneur dans la dévotion et la prière sans se joindre à des demandes adressées à un Dieu en colère, demandes qui de plus sont étroitement personnelles et de nature égocentrique, et sans être obligé de donner son accord à un corps de doctrine ne pouvant s'harmoniser avec leur compréhension de la Nature de Dieu.


 Puisque c'est impossible à tant de membres honnêtes des Églises Traditionnelles, il parait essentiel à ceux qui pensent et sentent comme nous, d'avoir leur propre organisation à l'intérieur de l'Église Catholique. Cela est essentiel, non seulement parce que nous trouvons difficile d'accepter les doctrines et les opinions implicites des autres Églises, mais parce que beaucoup d'entre nous acceptent des doctrines et des opinions qui, en revanche, déplairaient beaucoup à ces mêmes Églises. Le besoin d'une Église Catholique Libérale et son rôle ne sont pas principalement négatifs - ne pas avoir à assumer des opinions imparfaites - mais constructifs : faire progresser la Foi vers sa plénitude.


 C'est aussi une tentative d'introduire dans sa liturgie une attitude plus positive et peut être plus délibérément joyeuse dans le culte, et qui soit en harmonie avec le ton général de ses doctrines.

A la suite d'un geste fait par Mathew en 1914 en vue de se retirer, il y eut une élection pour faire le choix d'un Évêque Auxiliaire. Le Chanoine WEDGWOOD (c'est ainsi qu'on le désignait), était alors au loin; engagé dans un travail missionnaire, et le prêtre élu fut F. S.WILLOUOHBY, ancien prêtre Anglican, qui avait servi avec distinction comme curé à Stockton-en-Tee, et avait fondé St. Chads Hostel, qui avait été à l'origine d'un des collèges de l'Université de Dusham. Il fut consacré Évêque par l'Archevêque Mathew en 1914. Peu de temps après, Mathew se prit de querelle avec WILLOUGHBY, et les deux hommes décidèrent de faire leur soumission à l'Église de Rome, Monseigneur WILLOUGHBY eut toutefois le sentiment qu'il était moralement obligé de ne pas laisser ses amis du mouvement Vieux-Catholique sans Succession Apostolique. Il consacra donc en 1915 comme Évêque, pour maintenir la Succession Apostolique, les Révérends Robert King et Rupert Gauntlett, deux prêtres Vieux-Catholiques, et lorsque le Chanoine WEDGWOOD revint d'une visite en Australie, il fut consacré Évêque le 13 février 1916 par Mgr WILLOUGHBY, assistés de Mgr Gauntlett et de Mgr King. Monseigneur WEDGWOOD fut consacré comme Évêque Président de l'Église Vieille-Catholique en Angleterre : l'Archevêque Mathew avait dans le même temps offert sa propre soumission à Rome (1915), et s'efforçait de désorganiser son propre mouvement bien qu'il eut consacré un successeur. En réalité il ne fut jamais réintégré dans la communion Romaine, et après une tentative de reprendre à Londres son mouvement, il mourut dans la pauvreté en 1919.


Monseigneur Wedgwood possédait toute l'ardeur et l'énergie personnelles nécessaire pour faire de la mission une force vivante et importante. En fait, ce fut seulement après qu'il y eut adhéré, qu'elle commença à gagner un nombre substantiel d 'adhérents.


 Durant les quelques années qui ont suivi, il voyagea d'une façon extensive à travers le monde et on lui doit d'avoir répandu l'idée de la nouvelle Église sur tous les continents. On lui doit aussi principalement la compilation de la liturgie dont nous nous servons aujourd'hui.


L'Église CATHOLIQUE LIBÉRALE


 Une très importante réunion du Synode Clérical de l'Église Vieille-Catholique se tint à Londres les premier et deux décembre 1917. Monseigneur Wedgwood avait été consacré Évêque de l'Église Vieille-Catholique suivant le rite de l'Église Vieille-Catholique, (qui pour l'essentiel, était le même que le rite Romain) on considéra qu'à cause de l’abîme qui existait maintenant entre l'Église de Londres et l'Église Mère d'Utrecht, il serait plus loyal vis à vis de l'Église de Hollande de donner un nom différent à l'Église que présidait Monseigneur Wedgwood. Après beaucoup de discussions, il fut donc décidé de l'appeler "Église Chrétienne Libérale". De nombreuses autres décisions furent prises au cours de cette réunion. C'est au cours de cette réunion qu'il fut décidé que le clergé porterait des soutanes violettes plutôt que des noires qu'il ne serait pas nécessaire de porter habituellement des vêtements ecclésiastiques en dehors des services, et que le titre de "Révérend" ne serait accordé qu'à des personnes du rang de diacre et au dessus. A une réunion suivante du Synode, en septembre 1918, le nom de l'Église fut finalement changé en celui d'Église Catholique Libérale.


 Monseigneur Wedgwood était revenu d'Australie peu ayant sa consécration. Il y retourna également peu après, dans ses nouvelles responsabilités d'Évêque Président, et à ses frais. C'est là qu'il ordonna prêtre "sub conditione" et consacra Évêque l'éminent leader théosophe Charles Webster Leadbeater, qui avait été prêtre dans l'Église Anglicane bien des années auparavant. Ensemble, ils entreprirent le travail de la révision de la messe et de compilation de la liturgie Catholique Libérale. Celle-ci était basée sur la liturgie Romaine, en la modifiant dans le but de la faire convenir aux temps modernes, et en particulier en ôtant ou en réduisant le nombre des expressions de crainte de ce service, comme étant opposées à l'amour. Il est intéressant de noter qu'en faisant un grand nombre de changements, Monseigneur Wedgwood et Monseigneur Leadbeater n'ont fait qu'anticiper le récent travail du Second Concile du Vatican à Rome. Les services furent traduits en langage vernaculaire (originellement en Anglais) et un certain nombre de détails, que l'Église Romaine a depuis écarté comme inessentiels, ont été omis, comme par exemple le dernier Évangile à fin de la Messe (Evangile de Jean 1.1).


Pendant qu'il était à Sydney, Monseigneur Wedgwood consacra Jonkheer J.A. Mazel qui introduisit l'Église en Indonésie, et sur le chemin du retour, il ordonna d'autres prêtres qui menèrent à bien le travail de l'Église aux États-Unis d'Amérique. Dans des voyages qui eurent lieu plus tard, Monseigneur Wedgwood conféra l'épiscopat à un certain nombre de prêtres qui propagèrent l'Église dans leurs pays respectifs. Le premier prêtre qui fut consacré avec la nouvelle liturgie fut le Révérend Irving Cooper, qui fut l'Évêque pour les États-Unis d'Amérique.


DÉVELOPPEMENT INTÉRIEUR


 La plus grande partie du travail qui se faisait à Londres avait jusqu'à maintenant eu lieu dans une chambre servant d'oratoire, Red Lion Square, et aussi à Upper Woburn Place, avec usage temporaire de grands halls pour des cérémonies particulières. En 1925, une Église construite fut achetée à Londres, Caledonian Road, pour servir d'Église ProCathédrale, et fut consacrée comme Église Pro-Cathédrale Sainte Marie le 4 juillet 1926. En 1927, un bureau permanent fut trouvé pour l'Église à Londres, 30 Gordon Street. A Sydney, une Église bâtie fut également achetée plus tôt, et de cet édifice, des émissions régulières à la radio et des services religieux furent diffusés plus tard.


 En 1922, Mgr Wedgwood renonça à ses fonctions d'Evêque Président et d'Évêque pour la Province de Grande Bretagne et d'Irlande, au grand regret de son clergé, pour des raisons privées, bien qu'il eut la responsabilité de travailler d'une façon inestimable pour l'Église et en d'autres domaines pendant les trente ans qui suivirent. Mgr Leadbeater lui succéda comme Évêque Président, et Frank Waters Pigott en Grande Bretagne, ancien prêtre Anglican, il avait été réordonné "sub conditione" en 1919. En 1934, Mgr Pigott succéda à Mgr Leadbeater comme Évêque Président. En 1953, Sir Hugh Sykes Bt. fut consacré Évêque Auxiliaire de la Province de Grande Bretagne et d'Irlande, et succéda à Mgr Pigott, comme Régionnaire de cette Province en 1956, et à Mgr Vreede comme Évêque Président en 1964.


ORIGINE

Qu’est-ce que l’Église Catholique Libérale


Par le Docteur Éric S. Taylor ( Ex-Evêque président )


L'Église Catholique Libérale tire son origine d'une Mission de l'Église Vieille Catholique qui vint à Londres en 1908. Il est donc nécessaire avant tout de donner quelques renseignements sur la nature de l'histoire de l'Église Vieille-Catholique.


L’Église VIEILLE CATHOLIQUE

Le nom générique de "Vieille-Catholique" est donné à des Églises dans plusieurs pays, en particulier en Hollande, en Allemagne et en Suisse. Les Églises Allemandes et Suisses rompirent avec la communion Romaine peu après le Premier Concile du Vatican de 1869/70 en grande partie à cause de la forte opposition d'un grand nombre de théologiens et de clercs distingués à l'adoption par ce Concile de la doctrine de l'Infaillibilité Pontificale et à sa promulgation par le Pape Pie IX.


Les membres de l'Église Romaine qui firent sécession de cette façon, inspirés par un théologien d'une grande érudition, le Dr Dollinger de Munich, se considéraient eux-mêmes comme étant les "vrais" ou "anciens" Catholiques, se distinguant de ceux qui avaient accepté les nouvelles et à leur point de vue insoutenables doctrines du Concile de 1869/70.


Les Vieux-Catholiques de Hollande, ou Église Vieille Catholique Romaine, comme ils se nommaient eux-mêmes, se séparèrent beaucoup plus tôt. Cette Église qui, à l'origine, fut fondée par le missionnaire Anglo-saxon WILLIBROAD, devint indépendante de Rome au début du 16ème siècle principalement à la suite de la querelle entre Jansénistes et Jésuites. Ils avaient toutefois pu conserver la succession apostolique c'est à dire qu'ils eurent parmi eux un certain nombre, qui pouvaient se prévaloir d'avoir reçu les saints ordres transmis par une succession ininterrompue remontant aux premiers Apôtres, et qu'ils pouvaient transmettre à leur tour. Ils purent ainsi transmettre la succession apostolique aux Églises Vieilles-Catholiques d'Allemagne et de Suisse, quand celles-ci se séparèrent de l'Église de Rome, et éventuellement à l'Église Catholique Libérale elle-même. Ainsi, bien que les diverses Églises Vieilles-Catholiques aient été excommuniées par les Papes régnant à ces époques-là, la validité de leurs Ordres Sacrés n'a jamais été sérieusement contestée par les théologiens.


Les Églises Vieilles-Catholiques ont eu des pratiques différentes sur certains points - par exemple, l'Église Vieille-Catholique de Hollande a conservé le célibat ecclésiastique très longtemps (jusqu'en 1930), alors que les autres ne le firent pas, tandis que les Églises Catholiques d'Allemagne et de Suisse se servaient dans leurs liturgies de la langue vulgaire bien longtemps avant que Rome fasse de même et que l'Église de Hollande conservait la Messe en latin plus longtemps. Ils s 'accordent toutefois à considérer le Pape comme l'un des patriarches de l'Église tout en ne lui concédant pas d'autorité suprême sur l'ensemble de l'Église. Ils ont principalement conservé la forme du rite Romain dans leurs services. Certaines branches de l'Église Vieille-Catholique ont rejeté la pratique de la confession auriculaire, mais à part cela, les doctrines de base des Églises Vieilles Catholiques, bien que plutôt austères ; ne diffèrent pas notablement de celles de l'Église catholique Romaine.


La principale différence, du point de vue des Vieux Catholiques, étant la liberté vis à vis de l'autorité de Rome, et ce fut cela, en même temps que la Succession Apostolique, qui était offert par la mission qui avait été apportée à Londres en 1908 par Arnold Harris Mathew.


L'ARCHEVÊQUE MATHEW


Arnold Harris MATHEW naquit en 1853 et fut ordonné prêtre dans l'Église Romaine en 1877, bien qu'il se fut retiré du travail sacerdotal après quelques années, apparemment par dégoût de l'organisation Romaine. Il fut mis en contact avec l'Église Vieille Catholique par un autre ancien prêtre romain, qui était convaincu que si une branche était fondée en Angleterre par l'Église Vieille Catholique, des convertis se présenteraient en foule de toutes parts, venant du clergé de l'Église Catholique Romaine. A la suite de ces suggestions, Mathew écrivit à l'Archevêque d'Utrecht au sujet de la fondation d'une mission de ce genre en Angleterre. Dans ce but, il fut consacré Évêqueà Utrecht le 26 avril 1908 par l'Archevêque d'Utrecht, avec le plein consentement de tout le clergé Vieux Catholique. Il commença alors de célébrer des services et à ordonner des prêtres à Londres et aux environs.


Le flot de conversions qu'on attendait venant du clergé Romain ne se matérialisa pas. Il n'est toutefois pas déraisonnable de supposer qu'il peut y avoir eu quelque base pour cette demande qui avait été faite et qu'un réel malaise ait existé à cette époque au sein du clergé Romain. La faute qui fut faite fut de supposer que ce malaise était suffisant pour induire un certain nombre de prêtres à ignorer leurs voeux d'obéissance, peut être en particulier, en l'absence de toute aide financière susceptible d'assurer leurs moyens matériels d'existence.


A la suite de quelques désaccords avec le Siège d'Utrecht, Monseigneur Mathew fut élu Archevêque par son troupeau en 1911, mais jusqu'à ce moment, son succès fut faible, si on en juge par la taille de ce troupeau.


Lorsque J.I.Wedgwood prit contact avec l'Archevêque Mathew en 1913, il fut surpris de trouver que les membres de la mission pouvaient être comptés "sur les doigts d'une seule main". L'Archevêque Mathew était très dévoué et instruit, il avait un grand charme personnel, mais n'avait pas le pouvoir d'attirer la multitude. Tandis que d'une façon générale, sa moralité et son intégrité n'ont jamais été mis en doute par personne, il faut reconnaître qu'il avait tendance aux querelles, et avait très vite rompu les relations avec Utrecht et dressé contre lui la communion Anglicane, dont il avait offert (dans une lettre à l'Archevêque de Canterbury) de régulariser les Ordres. Ensuite il se querella avec les théosophes, dans son propre mouvement, et avec son propre Auxiliaire, Mgr Willoughby.


MONSEIGNEUR WEDGWOOD


Un trait particulier du travail que présentait la mission de l'Archevêque Mathew était la liberté à l'égard du contrôle et de la domination de l'Église établie Romaine et Anglicane. Ceci était spécialement bienvenu de certains des membres très énergiques et actifs du mouvement théosophique de ce temps-là, dont un grand nombre était très religieux de sentiments, mais dont les croyances faisaient qu'ils ne se trouvaient pas heureux dans aucune des Églises Orthodoxes contemporaines. Se faisant remarquer parmi ceux-ci, se trouvait un jeune homme, dont les moyens assuraient l'indépendance, James Ingall WEDGWOOD, ancien élève du grand organiste de la cathédrale d'York, le Dr Tertius Noble. Lui-même était devenu une autorité en matière de fabrication d'orgues et avait publié un dictionnaire de registres d'orgues qui est encore valable de nos jours. Il avait aussi étudié, dans l'intention de recevoir les Ordres Anglicans, mais avait été profondément intéressé par le mouvement théosophique, et à cause de cela, avait été banni de l'Église d'York où il accomplissait sa formation. Par hasard, il eut l'occasion de lire dans un journal une lettre écrite par Monseigneur Mathew et fut poussé à prendre contact avec lui. Il fut ordonné prêtre par l'Archevêque Mathew le 22 juillet 1913. Plusieurs autres théosophes furent aussi ordonnés dans les deux années qui suivirent. A ce moment là, l'Archevêque Mathew ne voyait pas d'objection à recevoir des théosophes dans son mouvement ; en fait il y a des raisons de croire qu'il pourrait bien avoir rêvé au grand plan de convertir Madame Besant (1) à son propre mouvement.